Arctic Monkeys - Tranquility Base Hotel & Casino

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Arctic Monkeys - Tranquility Base Hotel & Casino
Sortie le 11 Mai 2018

Mic, le 26 mai 2018


*Star Treatment
*One Point Perspective
*Four Out Of Five
*The World’s First Ever Monster Truck Front Flip
*She Looks Like Fun
*Batphone
*The Ultracheese


Je sais, vous allez vous dire, mais que va-t-il dire sur cet album dont tout le monde parle. Un des albums les plus attendus de 2018. Ce fameux album qui divise. Cet album qu’on aime, ou qu’on déteste et que l’on se refuse d’écouter rien qu’en lisant les critiques.
Cet album c’est bien entendu, celui de la formation d’Alex Turner, les Arctic Monkeys. Membre à part entière du groupe, mais aussi du groupe « The Last Shadow Puppets » (qui a eu le droit à son petit article sur leur deuxième album, sorti en Décembre 2016) et enfin membre fortement imposé sur ce sixième opus « Tranquility Base Hotel & Casino ».

Pour résumer, voici en quelques vidéos et chansons cultes du groupe, (dont je t’invite à découvrir la playlist qui était à l’honneur en Mars sur le Facebook du site) leur musique et leur « style » principal :





Tu imagines bien que si je te fais un petit rappel sur leur musique et titres cultes, c’est que tu te doutes qu’il y a évidemment tromperie sur le dernier album sorti et critiqué qui va suivre.

Qui sont ces putains d’Arctic Monkeys ?
Cette époque où l’on découvrait cet E.P. « Who The Fuck Are Arctic Monkeys » en 2006, est bien loin, tu l’auras compris.

Tout est dans le titre en même temps, « Tranquility Base », « Hôtel & Casino » donc finalement aucune tromperie, ça aurait pu nous mettre déjà sur la voie.
On est tranquille dans notre environnement, zone, bulle, appelle ça comme tu veux, dans une chambre d’Hôtel (j’imagine) ou dans le salon de l’hôtel, ou à la table d’un Casino, ou en train de faire ses courses au Casino aussi, ça marche dans les deux sens.
Trêve de galéjade, je passe du Jack à Alex (même si Jack White m’avait surpris par son troisième opus, qui par la même occasion m’a tout de même déplu avec toute la bonne volonté, la grâce, l’envie d’avoir envie d’écouter et d’apprécier son style nouveau, je salue tout de même (de loin) sa prise de risque sur cet opus que vous ne trouverez (hélas ou pas sur le site)
Pour Alex et sa clique, rassurez vous, ce n’est pas la même chose, puisque d’une, la critique (qui n’avance pas encore certes) sur cet opus est bien présente sur le site, et de deux, même si c’est autre chose de ce qu’on avait l’habitude d’entendre, avant ce fameux jour du 11 mai 2018, j’ai aimé, du moins apprécié ce changement d’horizon musical.

Donc, nous étions sur le titre de cet opus, qui nous a mis sur la voie de la musique lounge par son titre, mais aussi par les titres récents d’Alex, sur son autre groupe « The Last Shadow Puppets », son E.P. en solo sorti en 2011 et également le fait qu’aucun titre n’a fait office de single avant sa sortie.
Donc c’est dans l’inconnu que nous avons été frappé par ce 11 titres.

Frappé par son virage musical, un tournant que l’on savait seventies, mais les guitares saturées et rythmes effrénés que l’on connaît sont laissés de côté le temps de 40 minutes. Ici point de punk, de rock garage, de groove anglais et isolent, de rock puissant, maitrisé mais brut.
Mais une ambiance intime se crée avec l’auditeur, une ambiance à tendance jazz, Bowesque par moment (« She Looks Like Fun »), spatiale donc, un style Gainsbourg aussi (« American Sports », « Tranquility Base Hotel & Casino »), un style lounge qui ferait aussi penser à l’album signé Danger Mouse & Daniele Luppi (interprété par Jack White et Norah Jones, nommé Rome (en écoute ici), et un univers où la voix de Turner est mis en avant sur tout l’opus.
Une voix, mais aussi un style, qui dans sa durée peut ennuyer un peu, qui se veut déroutant : Est-ce un album des AM ou un album d’Alex Turner ?!
Les synthés electro, les intros au piano, les guitares en retrait, le rythme lent et lourd, les influences jazz, soul, se marient avec cette voix portée, scandée, troublante, percutante et enivrante.
Une atmosphère seventies émane de cet album, une atmosphère de film en noir et blanc dans un hôtel classieux qui rencontre un motel miteux.
Un environnement feutré, lumière tamisée, en total communion avec Alex, en tête à tête dans cet Hôtel qui permet de nous évader tranquillement le temps de 40 minutes.

On passe à autre chose, on se réécoutera les précédentes galettes du groupe, quand l’envie sera là pour danser, hocher la tête, taper du pied, le temps se veut à l’accalmie générale. Pour le rock on repassera plus tard, quand on aura enfin arrêté de décortiquer morceaux par morceaux à la tv, dans les journaux, blogs et radios le nouvel opus déroutant des Arctic Monkeys. On passera à autre chose bientôt, il était enfin temps de se poser loin de tout et de se laisser aller, emporter par une musique douce et ambitieuse qui restera le temps d’un printemps…

Bonne écoute !

 

Radio Zig Zag

Mic, chroniqueur Dans Mon Shazam

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